UMR INSERM 911

 


Dernière Mise à Jour :
20/01/2010

 

 

 

 

 

Présentation :

La création d’une Unité pluri-équipes baptisée « Centre de Recherche en Oncologie Biologique et Oncopharmacologie » (ou CRO2) sur le site de la Timone à Marseille résulte de la volonté déjà ancienne de trois Unités de Recherche de l’INSERM et du CNRS associées aux Universités de la Méditerranée et de Provence, toutes reconnues au sein du Cancéropôle PACA, d’unir leurs efforts et donc leurs moyens intellectuels et matériels dans la lutte contre les pathologies cancéreuses. Les pathologies cancéreuses sont responsables du quart des décès en France. Malgré les avancées récentes, le cancer reste la première cause de décès chez l'homme bien avant les maladies cardiovasculaires, tandis que chez les femmes le cancer est la seconde cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires. La fréquence des cancers augmente régulièrement en France. Deux facteurs peuvent expliquer cette augmentation, d’une part les moyens de dépistage actuels qui sont de plus en plus performants. D’autre part, l'âge moyen de la population en constante augmentation favorise le diagnostic de certaines pathologies tumorales tardives et jamais décelées auparavant. Une étroite corrélation a été observée entre la croissance tumorale et la néo-angiogenèse. Ce recrutement de nouveaux vaisseaux est indispensable aux apports nutritifs et aux apports d'oxygène favorisant la croissance tumorale. Le processus de néoangiogenèse résulte d'un déséquilibre entre facteurs proangiogéniques et facteurs antiangiogéniques. Des métalloprotéases, sécrétées par les cellules tumorales ou originaires du stroma participent au phénomène d'angiogenèse. Ce dernier débute par une perte de l'inhibition de contact des cellules endothéliales qui vont migrer puis proliférer puis se réorganiser architecturalement pour former la néo-vascularisation. Le mouvement des cellules endothéliales dépend de médiateurs chimiotactiques intercellulaires sécrétés par la cellule tumorale (facteurs de croissance, cytokines), de son interaction avec des récepteurs stromaux (rôle des intégrines) ou endothéliaux (rôle des sélectines) et de modifications profondes du cytosquelette. Cette voie est l'objet du développement d'agents thérapeutiques à activité anti-angiogénique (anticorps contre les facteurs de croissance et leurs récepteurs, inhibiteurs de tyrosine kinase….) ; de plus les agents anticancéreux qui ciblent le cytosquelette microtubulaire (antimitotiques) présentent des propriétés anti-angiogéniques. L'évolution naturelle des tumeurs solides conduit à la progression métastatique qui apparaît après une première phase de croissance et d'invasivité locale plus ou moins longue. Le phénomène métastatique résulte de multiples étapes avec la libération, via la néo-vascularisation, de cellules tumorales à partir du foyer primaire vers la circulation générale, la survie de ces cellules dans la circulation générale, l’adhésion spécifique à l'endothélium vasculaire suivi de l’extravasation (sécrétion de métalloprotéases et migration cellulaire) et enfin la croissance dans l'environnement tissulaire spécifique au sein de l'organe cible, de la métastase primaire impliquant de nouveau des médiateurs intercellulaires et leur récepteurs (phénomènes de paracrinie et d'autocrinie).


Personnel :

Directeur :

LOMBARDO Dominique

Directeur Adjoint :

BRAGUER Diane

Effectifs :

Enseignants Chercheurs : 42
Chercheurs : 11
ITA : 36
Doctorants : 32
Post doc : 7
Contractuels : 3


Adresse :

CRO2

Faculté de Médecine et Faculté de pharmacie- Timone

27 Boulevard Jean MOULIN

13385 Marseille-cedex 05

FRANCE